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ENGAGE VOLONTAIRE POUR LA FRANCE / Raymond MIQUEL

 

Le Groupe Morhange de Paule Miquel le samedi 23 novembre 2013 à 08h42

MON AMI ANDRÉ
DANS LES ANNÉES SOIXANTE-DIX, le colonel Rémy, historien de la Résistance, a publié un livre intitulé « Morhange, les tueurs de traîtres. » Cet ouvrage relatait les hauts faits de nombreux résistants du groupe tels Fontès, Viadieu, Salettes, Espitalier père et fils, Combatalade et le commandant Morhange lui-même. Le nom de mon cousin par alliance et ami intime André Béringuier était simplement mentionné dans la liste des agents de ce groupe malgré sa participation active à de nombreuses opérations. Comme ses frères d’armes il risquait fréquemment sa vie en arrêtant sous le couvert d’une interpellation policière, des agents français de la Gestapo, qu’il livrait directement au groupe Morhange. Il était tenu au courant de tous les coups durs qui se préparaient. Il lui est arrivé plus d’une fois de me dire que tel jour, telle personnalité toulousaine connue pour ses amitiés avec l’occupant serait abattue. Et cela arrivait immanquablement…
Un jour qu’il avait à faire à un très important agent allemand qu’il était allé arrêter pour une vague enquête de droit commun, André prétexta une vérification dans le quartier des Ponts Jumeaux, après avoir au préalable fixé rendez-vous aux hommes d’action de son réseau. Pour faire plus vrai, en quittant son service de la rue du Rempart, il avait placé une menotte au poignet de la personne qu’il menait à ses justiciers et avait fermé l’autre sur son poignet. Quand ses camarades de réseau arrivèrent au rendez-vous, André qui avait égaré la clef des menottes, restait enchaîné à l’agent allemand. Tous deux furent rapidement jetés à l’arrière d’une traction-avant qui prit la route du PC situé dans le département du Gers. Vers Léguevin, à force de fouiller toutes les poches de mon cousin ses compagnons trouvèrent la clef et le laissèrent en pleine campagne dans un fossé avec un flacon de chloroforme dont il s’aspergea les vêtements et le visage après s’être roulé dans le fossé boueux. Il n’était pas tellement rassuré quand il rejoignit son service et qu’il dut rendre compte de son enlèvement. Mais la ficelle était si grosse que son patron le crût sur parole et le félicita même chaleureusement du courage dont il avait fait preuve. Évidemment, après un tel scénario, l’agent allemand ne pouvait être remis en circulation.
On n’a jamais su par qui, mais quelques mois avant la Libération, André a été dénoncé à la Gestapo. Depuis longtemps il se tenait sur ses gardes, redoutant tous les jours d’être arrêté. Et quand il a compris qu’il en faisait trop pour rester en fonction dans la Police, il a quitté Toulouse et son poste d’inspecteur à la PJ, pour une retraite plus sûre chez un ami à Villefranche-de-Rouergue dans l’Aveyron. Auparavant, il avait pris soin de mettre sa femme et ses deux enfants à l’abri, d’abord à la métairie du Mys et ensuite dans le Tarn-et-Garonne. Mais son groupe de Résistance ne le laissa pas longtemps inactif. Il a été rapidement récupéré et convoyé sur le maquis de Quérigut dans l’Aude où on l’affecta à la récupération de parachutages d’armes en provenance d’Angleterre. Il y resta jusqu’à la Libération.
Le lendemain de son départ de Toulouse la Gestapo a investi son appartement de la rue Sainte Ursule. Raoul son père et Louis, l’oncle de sa femme, se trouvaient là. Les policiers allemands les matraquèrent copieusement et perquisitionnèrent soigneusement trouvant comme seule pièce à conviction un étui de revolver vide avec lequel ils giflèrent violemment son père avant de le conduire avec l’oncle Louis à la prison Saint-Michel.
L’étui de revolver était une prise bien mince. En effet, si les Allemands avaient bien cherché, ils auraient découvert au-dessus d’un lustre une partie des finances du réseau, soit trois cent mille francs, somme considérable pour l’époque.
Raoul, le père d’André, apportait aussi sa contribution à la Résistance. En effet, ancien coiffeur, il était chargé par certains passeurs d’aller tailler les cheveux à des militaires alliés sur le point de passer en Espagne.
Quant à mon copain André, c’était un homme modeste, courageux, qui ne faisait jamais état de son activité pourtant remarquable dans la Résistance. En raison de ses états de services, il avait été décoré de la Croix de guerre, méritant largement la médaille de la Résistance !

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