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Trucks & Tanks / Collectif

 

Au sommaire du n° 28 de Francis Deleu le vendredi 04 novembre 2011 à 09h59

+ SIG 33 - Un échec prévisible
Si le Sturminfanteriegeschütz 33 auf Panzer III est bien connu grâce à de nombreux clichés et à sa participation à la bataille de Stalingrad, sa genèse apparaît pour le moins complexe. Effectivement, ce canon automoteur prendrait son origine en mars 1941… ou bien en septembre 1942 ! Au gré des interprétations, l’engin aurait été vu comme une version complémentaire au Sturmgeschütz III ou alors comme une improvisation destinée à pallier le manque de véhicules d’assaut lors de la prise de la ville, qui verra la disparition de la 6. Armee. Retour sur sa mystérieuse histoire dont les différentes explications concernant sa conception pourraient, non pas s’opposer, mais se compléter.
+ Heavy Tank T6 - The monster tank
Face au déferlement des Panzer-Divisionen sur les plaines européennes, les États-Unis ne sont pas demeurés inactifs. Pour leurs stratèges, la composante mécanisée fait désormais partie intégrante des conflits à venir. Afin de rester dans la course, des programmes portant sur différentes classes de blindés sont lancés. Des Light Tanks, des Medium Tanks et des Heavy Tanks sont alors étudiés. Cette dernière catégorie étant loin d’être la plus simple, car elle demande une solide ingénierie. Sans compter que la conception du futur Heavy Tank doit intégrer des priorités tactiques déterminées par une doctrine d’emploi. Or, l’US Army n’a aucun recul dans le domaine des chars d’assaut.
+ Panzer III Lang - Les oubliés de la propagande
Lors de la bataille de Koursk, la propagande allemande fait la part belle aux Tiger, Panther et autres Ferdinand. Pourtant, ces engins, aussi puissants soient-ils, ne représentent qu’une infime partie des matériels rassemblés par la Heer en juillet 1943. Numériquement parlant, le char le plus important de ce gigantesque affrontement demeure le Panzer III lang. « Oubliée » par les photographes, cette machine est pourtant la pierre angulaire de la Panzerwaffe, et ses équipages lui doivent leurs plus beaux succès tactiques.
+ JS-2 - Un char stratégique
La réputation du JS-2 est pour le moins paradoxale. Considéré comme l’un des chars les plus puissants de la Seconde Guerre mondiale, le « Staline » est régulièrement décrié par les historiens anglosaxons et allemands, qui ont alors beau jeu de réfuter l’outrancière propagande communiste : canon inadapté à la lutte antichar, cadence de tir catastrophique, victime toute désignée pour les Tiger, etc. Des poncifs qu’il convient désormais de corriger, en s’appuyant sur les rapports et documents émis par l’Armée rouge pendant et après la Grande Guerre patriotique.
+ Leopard 1 - Le retour des grands fauves
Voulant affirmer leur indépendance vis-à-vis des États-Unis au niveau de l’armement, l’Allemagne et la France mettent en chantier le premier char de bataille principal européen dès le milieu des années cinquante. Nonobstant l’éclatement très rapide de cette coopération, le programme débouche sur deux grandes réussites : le Leopard 1 et l’AMX-30. Particulièrement bien étudié, le concept novateur du blindé allemand lui offrira une grande longévité et sera un succès commercial pour l’industrie militaire d’outre-Rhin en pleine renaissance.
+ BMW Typ R75 - À la pointe du « Blitzkrieg »
Les motos BMW, accompagnées de leur side-car, sont de tous les combats de la Wehrmacht. Considérées comme une solution économique par rapport aux voitures, elles sont déployées au sein des unités de reconnaissance, où elles sont en pointe des unités allemandes. Issue d’une longue lignée de bicylindres à plat, la schweres Kraftrad 750 cm³ BMW R75 fait les beaux jours des formations de Kradschützen, notamment celles oeuvrant au sein de l’Afrika-Korps.
+ Comparatif : M10 vs Marder III Ausf. M
Bien que l’architecture du Tank Destroyer 3 Inch Gun Motor Carriage M10 et du Panzerjäger 38(t) mit 7,5cm Pak 40/3 Ausf. M diffère, tourelle d’un côté et casemate fixe de l’autre, tous les deux partagent la même philosophie : celle d’un chasseur de chars. Les raisons de leur conception sont pourtant fort éloignées. Pour les Américains, le M10 a pour mission de détruire les Panzer, apportant ainsi la puissance de feu qui fait défaut aux M4 Sherman, plus dédiés à l’appui d’infanterie. Dans le camp germanique, les Marder III sont destinés à compenser les faiblesses de l’industrie allemande, incapable de fournir des blindés en nombre suffisant. Pour ce faire, les Panzerjäger remettent au goût du jour des plates-formes obsolètes, de façon à ce que la Wehrmacht dispose de machines économiques, susceptibles de mettre hors de combat les si redoutés T-34 russes. Ces improvisations sont, techniquement parlant, loin d’être parfaites, mais grâce à elles, les Landser peuvent compter sur des armes antichars mobiles et suffisamment performantes pour engager la grande majorité des tanks adverses. Pour autant, sur le terrain, deux écoles s’affrontent.

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