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La description du livre

L'affaire Prince 1934 / Gisèle Dessaux Prince

 

Stavisky, Prince et l’Inspecteur Bonny, de Serge Desbois le mercredi 15 juin 2011 à 15h11

Bonny était le« 1er policier de France » comme l’avait sacré André Chéron éphémère ministre de la justice. Comme nous l’avions dit dans une précédente communication, il était le spécialiste des « coups tordus » pour arranger les politicards dans l’embarras.

Un ministre (très connu à Lyon) voit arriver d’Amérique une ancienne conquête venue le relancer. Au débarquement du bateau, Bonny glisse dans son sac des sachets de cocaïne. Fouille. La dame est renvoyée par Bonny en Amérique. Le bonheur conjugal du ministre est sauvé. Bonny reçoit pour sa peine la médaille d’honneur de la police le 1 avril 1927.

1er accroc. Un nommé Volberg étranger résident en France menace d’être expulsé. Pour qu’il reste en France, Bonny le rançonne. Volberg porte plainte. Bonny est acquitté et passera l’année suivante comme inspecteur principal.

En 1932 Bonny est à l’hôtel Miramar à Biarritz où il est l’invité de marque de Stavisky. L’étoile de l’escroc commence à pâlir et des journaux témoignent de la collusion de Bonny avec Stavisky. Bonny veut tout dévoiler. Thomé, directeur de la police nationale et Camille Chautemps ministre de l’intérieur (avant de devenir Président du conseil en 1933), connaissent des heures d’angoisse. Puis c’est l’apaisement.

Quelques jours avant le 8 janvier 1934, date du « suicide » de Stavisky, Bonny reçoit l’ordre d’enquêter sur place à Chamonix pour voir si l’on peut arranger l’affaire. En effet Bonnaure député de Paris, élu grâce à des fonds de Stavisky, en particulier pour imprimer un journal financé par lui et Camille Chautemps et commandité par Dubarry, sait où se trouve Stavisky : c’est à la villa « le vieux logis ». Alors que sa valise est prête, Bonny reçoit le contre-ordre du ministère. Son fils s’en souvient. C’était un peu gros d’y envoyer cet inspecteur discrédité dans le but d’arranger les choses comme auparavant

Romagnino, le secrétaire de Stavisky gardait les talons de chèques avec lesquels cet escroc avait arrosé les députés et ministres. Ces talons étaient passés au garde du corps de Stavisky un nommé Hainnault, voyou surnommé « Jo la terreur du gnouf » ou « Jo les cheveux blancs » qui fera reparler de lui 8 ans plus tard dans la bande de la Gestapo française de la rue Lauriston.

Indicateur de Bonny, il s’en ouvre à lui. Bonny donne rendez-vous à Hainnault dans son propre appartement 222 Bd Pereire. Hainnault vient en confiance. Mais dans l’appartement, outre Bonny, il y avait le procureur de la république Gomieu, le juge d’instruction Ordonneau et deux subalternes chargés sur-le-champ de dresser un inventaire précis des talons.

Bonny en se penchant sur l’épaule d’un fonctionnaire, nous dit le fils, vit des talons de chèques pour Bonnaure, Dubarry, André Tardieu. La soirée de travail se prolongea jusqu’à 5 heures du matin ( il n’y avait pas de photocopieuse à l’époque). C’est du moins ce qu’a raconté son fils.

Quelques jours avant d’être assassiné, le conseiller Prince avait dit à un de ses proches selon sa fille « il y a 200 fripouilles protégées par des politicards et j’entends par-là des députés jusqu’aux ministres ». Est-ce que Prince était en possession des talons de chèques ? Il semblerait que les talons de chèques ont été « perdus » dans la voie hiérarchique politico-judiciaire à moins que nous les retrouvions en 2030 à l’ouverture des archives.

Le ministre André Chéron a dit à Bonny « vous avez sauvé la république »

Reste une histoire dont il faut douter et que Bonny a raconté à son fils. C’est lui, Bonny, qui a participé à l’assassinat du conseiller Prince. Cette histoire, en dehors de son fils, n’est repris par personne. Or il y a quelque chose de troublant dans ce que raconte sa fille Gisèle Dessaux-Prince (page 167/168) :

3 employés de mairie de Dijon fin janvier ou début février 1934, donc 3 semaines environ avant que Prince soit assassiné, ont vu un homme au bureau de recensement pour savoir à quelle adresse se trouvait une dame âgée du nom de Prince vivant dans une maison de retraite. Le 3ème employé M. Kern s’est souvenu de cet homme qui avait 40/45 ans, grand, assez fort, de 1m 80, le teint clair, les tempes grisonnante, le visage un peu carré, et portait de petites moustaches. C’est exactement le portrait de Bonny. Il savait s’adresser au bureau de recensement auquel aucun truand n’aurait pensé. Je livre cette réflexion en toute modestie à l’occasion du chapitre précédent.

Pour rechercher le crime du conseiller prince, Bonny a fait arrêter les célèbres truands de Marseille Spirito et Carbone alors même que ces indicateurs de Bonny étaient innocents. Ils ont été relâchés peut après et accueillis à Marseilles en fanfare par le maire Sabiani avec une foule énorme. Bonny avait perdu toute crédibilité.

Le 11 janvier 1935, après toutes ces frasques, c’est l’arrêt de révocation pour Bonny. C’est la misère pendant 6 ans pour lui, sa femme et son gosse, et qui le poussera à entrer dans la Carlingue.

*** / ***

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1 BONNAURE de HENRY MERVEILLEUX 07 sept. 2014 18h58
2 si ! de françois delpla 07 sept. 2014 21h06

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