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1900 / 2000 : un siècle de guerre terrestre : analyse, documents et témoignages
 
 
 
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Ligne de Front / Y. Kadari, V. Bernard (et alii)

 

Ligne de Front n° 22 de Francis Deleu le mercredi 03 mars 2010 à 18h30

Au sommaire

+ Combats dans le no man’s land - La guerre aux avant-postes de la ligne « Maginot »
Alors que dès septembre 1939 l’Armée allemande livre ses premiers combats en Pologne, la France, en même temps qu’elle mobilise, est confrontée à la nécessité de rapidement mettre en défense la zone frontalière avec l’Allemagne où les combats à venir sont supposés se dérouler. Dans cette perspective, dès le 1er septembre 1939, l’on procède à l’évacuation des localités situées en avant de la ligne « Maginot », laquelle constitue la ligne principale de résistance dans l’hypothèse du déclenchement rapide d’une offensive venue d’Outre-Rhin. Ainsi, ce sont des centaines de villages mais aussi des villes comme Forbach, Haguenau ou Sarreguemines qui vont se trouver vidées de leur population civile en l’espace de quelques jours, évacuée tant bien que mal vers des destinations tenues secrètes. La majorité du bétail, malgré les annonces idylliques des communiqués, est abandonnée sur place pour entrer dans la catégorie des « dommages de guerre ». Ces territoires, s’étendant entre les secteurs fortifiés et la frontière, privés de leurs habitants, ne seront dès lors plus occupés que par les troupes françaises.
par Olivier Bellec
+ Carnet de route d’un chef de bataillon - L’expérience d’un officier du 14e RI dans l’Est
Âgé de 47 ans en 1939, le chef de bataillon Raymond commande le 2e bataillon du 14e régiment d’infanterie de Toulouse. C’est un officier d’active issu du cadre de réserve, qui a servi dans les chasseurs à pied durant la Première Guerre mondiale et qui a été blessé à Verdun en 1916, comme jeune chef de section. Lors de la mobilisation de 1939, il entame la rédaction d’un carnet de route qu’il poursuivra jusqu’à sa capture. Nous vous offrons une partie de ses mémoires qui restituent avec talent la vie quotidienne d’une unité française au contact avec les Allemands en Lorraine durant la période de la « drôle de guerre ». Nos lecteurs qui apprécieront ces extraits pourront retrouver l’intégralité de ce récit dans le hors-série n° 10 de Ligne de Front, qui sera disponible en kiosque dans le courant du mois de mai.
présenté par Christophe Dutrône
+ La route du fer est coupée ! - Les Alliés frappent en Scandinavie
« La route du fer suédois est coupée… les alliés sont à Narvik et ils tiennent la route permanente du fer ».
Cette phrase, lancée le 16 avril 1940 par le président du Conseil Paul Reynaud devant le Sénat, fait probablement partie des rares slogans de la « drôle de guerre » de 1940 qui sont restés encore vivants dans la mémoire nationale, quelque 70 années après les événements.
par Laurent Demouzon
+ La Légion libère Narvik - Une victoire alliée en 1940 !
La moindre allusion au terme Légion étrangère suscite généralement le souvenir des paroles inoubliables du Légionnaire chanté par Édith Piaf qui sentait bon les «...sables chauds... », en référence à l’épopée saharienne de ce corps de légende. De même, lorsqu’on évoque un débarquement militaire, c’est systématiquement l’image de celui du 6 juin 1944 en Normandie qui vient immédiatement à l’esprit… Et pourtant, un des premiers événements majeurs de la Seconde Guerre mondiale devait être une grande opération amphibie franco-britannique conduite en Norvège au printemps 1940, au cours de laquelle la Légion étrangère allait écrire une nouvelle page de son histoire en affrontant victorieusement les Allemands lors de la conquête du port de Narvik.
par Philippe Sadot
+ Opération « Bagration » - L’Armée rouge prend l’ascendant sur la Wehrmacht
Au milieu de l’été 1943, les forces de l’Axe s’apprêtent à perdre définitivement sur le front de l’Est l’initiative stratégique. Après l’échec subi à Koursk, lors de l’opération « Zitadelle », la Wehrmacht, épuisée par trois années de combats incessants, va désormais devoir passer sur la défensive et s’efforcer de contenir un adversaire chaque jour plus puissant : l’Armée rouge. Soumises à une terrible pression, les troupes allemandes sont progressivement refoulées de l’Ukraine et du front central, où elles sont contraintes d’abandonner Briansk et Smolensk à l’automne 1943, avant d’être obligées de lever le siège face à Leningrad en janvier 1944. L’année qui s’annonce va accentuer le reflux irrémédiablement entamé quelques mois plutôt. Fin avril, lorsque cesse l’offensive d’hiver des Russes, l’Ukraine a été intégralement libérée, de même que la péninsule de Crimée et une partie de la Moldavie : à l’approche de l’été, les troupes soviétiques sont presque aux frontières de l’URSS de 1941.
par Kristof Prestola
Reportage photo - STELLUNGSKÄMPFE IN RUSSLAND !
présenté par Christophe Dutrône

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