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Edition du 03 décembre 2009 à 19h52

Vichy dans la "Solution finale" / Laurent Joly

En réponse à -6 -5 -4 -3 -2
-1copié-collé de Boisbouvier

Ethique de la mauvaise foi de Nicolas Bernard le jeudi 03 décembre 2009 à 19h40

Ainsi que je l'écrivais, votre stratégie de défense de Vichy obéit à un schéma classique :

1) Vichy s'est efforcé de sauver les Juifs de France, et pour ce faire a livré les Juifs étrangers à la place des Juifs français, donc Vichy n'est pas coupable de complicité de génocide (parce qu'ayant sauvé les Juifs d'un sort funeste) ;

2) Vichy ignorait que les Juifs seraient exterminés, donc Vichy n'est pas coupable de complicité de génocide.

Cette argumentation contradictoire (dans le premier cas, Vichy sait sauver les Juifs d'un sort funeste, dans le second cas Vichy se débarrasse de Juifs sans se douter qu'ils subiront un sort funeste) vous offre la possibilité d'adapter votre défense à la position adoptée par vos contradicteurs.

Les différents échanges auxquels vous avez participé ces derniers jours sur ce forum illustrent en effet cette méthode : dès lors qu'il vous est objecté que Vichy savait à quoi s'en tenir quant à la finalité des déportations, vous invoquez la thèse de "Vichy bouclier des Juifs français", et dès que cette dernière affirmation vole en éclats, vous revenez illico presto à la première affirmation.

Et tel est encore le cas aujourd'hui.

En l'espèce, votre thèse n° 1 a - une fois de plus - été dévastée, et par vous-même : comme je l'expose ici, vous vous êtes magistralement contredit, et cette fois sans le vouloir, en démontrant que Vichy avait la possibilité de s'opposer totalement, avec succès et sans risque aux déportations prévues par les Allemands, mais qu'il a préféré livré les Juifs étrangers à la place des Juifs français.

Pris la main dans le sac, vous abandonnez donc cette ligne de défense pour revenir sur la position n°2, quitte à nier vos propres termes : "C'est bien ce que je disais : vous m'aviez fait dire ce que je n'avais pas dit. Le Maréchal a sauvé (mais sans le savoir) 450 000 juifs (en comptant ceux d'AFN) d'une mort certaine."

Le problème est que vos propos ne souffrent aucune équivoque :

1) Vous rappeliez tout d'abord ce sentiment de Pétain : "Je n'aime pas les Juifs, je déteste les communistes et je hais les francs-maçons".

2) "Et pourtant", précisiez-vous d'emblée, et pourtant, donc, malgré cet antisémitisme avoué, malgré cette hostilité confessée, "il a sauvé d'une mort certaine 250 000 Juifs !"

Le fait pour un individu de sauver autrui d'une mort certaine (à plus forte raison quand, comme Pétain, on n'aime pas ledit autrui) implique nécessairement une action en vue de prévenir cette mort certaine, donc, d'une part, le fait d'agir, et d'autre part, le fait de connaître le danger que l'action vise à prévenir.

Dans l'hypothèse inverse, on parle de coïncidence, mais pas de sauvetage - et donc, pas de chance pour vous, pas d'"héroïsme". Or, vous n'avez cessé de vanter les mérites de "l'action d'esquive salvatrice de Vichy", effectuée grâce à d'"habiles négociations", d'autant plus méritoires, que, comme vous le soulignez, Pétain "n'aime pas les Juifs" ! Tant d'efforts, de la part de Vichy, pour... quoi, au fond, puisque vous nous assénez périodiquement que Vichy ignorait le sort des Juifs déportés ?

Vous étiez si désireux de prouver les mérites de cet héroïsme que, déjà, le 30 novembre 2009 à 15 h 51, vous aviez opéré une première concession : "Certes Vichy n'a pas su (tout au moins en 42) qu'il sauvait les Juifs français de la mort mais il a su qu'il les sauvait de la déportation. Or, cette déportation était un préjudice suffisant à ses yeux pour qu'il se mobilise en leur faveur."

Je vous ai aussitôt demandé des explications :

Mettons donc, si je vous suis bien, que Vichy pouvait estimer que les Juifs déportés mourraient donc de faim, de maladie, ou par balles, une fois sur place, en Pologne.

Vous admettez ce point, mais vous contestez mordicus que Vichy ait su quoi que ce soit sur les chambres à gaz.

Or j'ai du mal à percevoir la pertinence, où l'intérêt, de votre affirmation, dans le cadre de votre stratégie de défense de nos
"ex-dirigeants".

Car je me pose, en effet, cette question : en quoi un Juif mourant de faim parce qu'affamé par les Allemands, mourant de maladie parce que maltraité par les Allemands, mourant par balles parce qu'exécuté par les Allemands, diffère-t-il d'un Juif gazé par les Allemands ? L'intention criminelle et le résultat restent le même dans tous les cas, seul diffère l'outil de mise à mort. Autrement formulé : Vichy s'attendant à ce que les Juifs meurent de faim, de froid, de maladie, ou fusillés, c'est moins grave à vos yeux que Vichy s'attendant à ce que les Juifs soient gazés ?


A quoi vous avez répondu, dans votre message du 1er décembre 2009 à 16 h 31, "qu'il importait fort à Vichy que toutes ces vilaines choses que vous évoquez (la faim, la maladie, les balles ...) n'atteignent qu'un minimum de gens que Vichy, loin de se laver lâchement les mains de toute compromission, préféra entrer en négociation."

Bref, vous aviez déjà admis que, pour Vichy, la déportation signifiait la mort. Vous l'avez répété le 2 décembre 2009.

Ce qui vous a amené à réactiver la position n°1.

Mais comme entre-temps la position n°1 s'est effondrée, il ne vous reste d'autre choix que de faire machine arrière, et arguer, de manière au demeurant parfaitement inexacte comme vous l'avez d'ailleurs admis, que Vichy ignorait le sort funeste des Juifs qu'il livrait aux Allemands.

De sorte que grâce à votre retour sur la position n° 2, l'échange tourne de nouveau en rond.

Mais cela, je l'avais déjà montré.

Que de tels procédés, de la part, de l'anonyme, relèvent de la mauvaise foi, c'est évident. Qu'ils révèlent également une réelle incompétence, historique et argumentaire, me paraît non moins certain.

*** / ***

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