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Munich ou la drôle de paix / Henri Noguères

 

Armée puissante, mais pays désuni de Christian Favre le mercredi 27 mai 2009 à 11h58

Militairement parlant la Tchécoslovaquie était puissante, avec d’excellentes fortifications, elle avait comme alliés la France et l’URSS, donc elle aurait pû, semble-t-il, faire face à la menace allemande. Mais ce qui l’a minée c’est son absence totale d’unité nationale avec des minorités allemandes (Sudètes), hongroises, polonaises et ukrainiennes, toutes appuyées par leurs pays d’origines, avec en plus la mésentente entre Tchèques et Slovaques. Il n’y avait donc pas, face aux Allemands, un front uni.

L’URSS avait cherché à trouver une alliance avec les Occidentaux, mais ni la France, ni l’Angleterre en ont voulu, ce que déplora Churchill. Pourtant on peut tout de même comprendre la réticence à s’allier un dictateur contre un autre, parce que tout de même en 1938 on avait quelques idées sur la démocratie stalinienne, non ?

Ce livre date de 1963, comme le travail des historiens consiste à étudier (je n’ai pas dit réviser) continuellement l’Histoire il se peut qu’il y ait quelques erreurs, telle par exemple celle que François a découverte. Je note par exemple qu’il est fait mention de la haute qualité des bombardiers soviétiques, appréciation en totale contradiction avec ce que j’ai lu dans « Ce que savait Staline ».

p. 397
« La Tchécoslovaquie et l'Union soviétique se trouvèrent complètement isolées dans le camp de ceux qui, par principe, étaient ouvertement et résolument antifascistes et antinazis (...) La diplomatie soviétique fit, à maintes reprises, de sérieuses tentatives pour organiser des conférences où l'on eût échangé des vues sur la défense commune de l'Europe orientale et occidentale contre une attaque fasciste. Nous étions toujours prêts à participer à de telles conférences. Toutefois, jusqu'à la fin de septembre 1938, les efforts soviétiques se heurtèrent à l'attitude négative des Français et des Anglais.
Il est bon de noter, toutefois, que Benès avait été « intoxiqué » au moment de l'affaire Toukhatchevsky, au point de mettre en garde Léon Blum - qui souhaitait une coopération militaire franco-tchéco-soviétique - contre l'état-major soviétique « en partie gangréné ».


Le rapport des forces à l'est...
Le potentiel militaire de la Russie n'était pourtant pas négligeable. Et il fallait que l'on eût d'avance accepté, à Paris, d'en passer par toutes les volontés de Hitler et d'éviter à tout prix la guerre, pour refuser les contacts permettant d'instaurer une fructueuse collaboration entre l'état-major de l'Armée Rouge et ceux des forces armées des puissances occidentales.
Dans le domaine de l'aviation - celui qui inquiétait le plus l'état-major français depuis le déprimant voyage du général Vuillemin en Allemagne -, la Russie disposait à elle seule, d'une force suffisante pour surclasser la Luftwaffe : l'aviation russe était - Daladier le dit à plusieurs reprises - « la plus nombreuse d'Europe ». Mais, en outre, depuis le printemps 1938, le gouvernement soviétique avait mis sur pied de guerre quarante-cinq divisions motorisées, massées sur sa seule frontière occidentale.
Les Tchécoslovaques, de leur côté, représentaient, en Europe centrale, une force militaire appréciable. C'est encore Daladier qui a pris la responsabilité de cette évaluation :
« L'Armée tchèque mobilisée représentait une force sérieuse, bien équipée, et bien encadrée, de 35 divisions. Ses fortifications étaient en partie tournées par l'annexion de l'Autriche. Mais la résistance tchèque était estimée, malgré cela, par le 2e bureau, au moins à un mois, « à condition qu'elle ne soit aux prises qu'avec la seule Allemagne. »
Les dispositions nécessaires avaient été prises, d'ailleurs, aussitôt après l'Anschluss, pour remanier le dispositif tchécoslovaque en tenant compte de cette situation nouvelle.
« La densité des forces tchécoslovaques, note le général Fau¬cher, était plus forte en Slovaquie qu'en Bohême, même en temps de paix. I1 est bien certain que tout en n'abandonnant pas la Bohême, on prenait bien garde de ne pas s'y laisser encercler. D'ailleurs, les fortifications très importantes, très solides, du nord de la Moravie, avaient justement pour objet de permettre l'écoulement de l'ouest vers l'est. »
Quant à l'aviation tchécoslovaque - « excellente », à en croire Daladier -, elle était, d'après les indications données par le chef de la mission militaire française, assez remarquablement puissante :
« Cela pouvait représenter de 1 000 à 1500 avions. Les Tchécoslovaques étaient assez bien équipés en avions de chasse ; ils avaient de très bons pilotes qui se sont admirablement conduits pendant la guerre. En France, en 1939-1940, nous avions près de 1 000 aviateurs tchécoslovaques, dont une très grosse majorité de pilotes, qui se sont très bien battus. Le matériel n'était pas mauvais non plus. Il y avait quelques avions de bombardement moyen d'origine russe, les meilleurs de l'époque, ce qui avait motivé une commande faite à la Russie.
Les Tchécoslovaques avaient une industrie d'aviation très développée, mais qui était en retard en ce qui concerne le bombardement ; ils cherchaient un avion de bombardement moyen, et l'avaient trouvé en Russie. »
On comprend que le général Faucher ait pu ajouter, non sans une légitime fierté, car il avait été un des principaux artisans de cette réussite :
« La Tchécoslovaquie a fait un effort continu pour sa défense nationale ; cet effort a été exceptionnel, remarquable, de 1933 à 1938. La Tchécoslovaquie s'était loyalement préparée à tenir sa place aux côtés de ses alliés en cas de guerre. Elle a été loyale dans la préparation de sa défense nationale comme dans sa politique, il n'en a pas été de même partout. »
Sur le théàtre d'opérations oriental, en cas d'attaque de la Tchécoslovaquie et avant toute intervention russe, l'Allemagne disposait d'une certaine supériorité avec plus de quarante divisions comportant une assez forte proportion d'unités blindées.
Cette supériorité n'était pas suffisante, toutefois, pour que l'on puisse prendre au sérieux les « quatre jours » de résistance accordées par Hitler à l'armée tchécoslovaque. Et même le mois envisagé par le 2è bureau français était loin de correspondre aux prévisions pessimistes du haut état-major allemand. Ainsi le chef de l'OKW, Keitel, devait déclarer :
- Nous avions toujours estimé que nos moyens d'attaque contre les fortifications de la frontière tchèque étaient insuffisants. D'un point de vue purement militaire, nous ne possédions pas les moyens nécessaires pour lancer une attaque qui nous eût permis de percer les défenses.

Von Manstein, qui n'appartenait pas à la même coterie, a confirmé :
- Il est hors de doute que si la Tchécoslovaquie avait résisté, nous aurions été arrêtés par ses fortifications, car nous n'avions pas les moyens de les percer. »
-
Et Hitler lui-même a reconnu :
- Après Munich, ce que nous avons pu voir de la puissance militaire tchécoslovaque nous troubla à la pensée du péril encouru ... »

*** / ***

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