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Edition du 01 juillet 2008 à 18h02

Chronique de la Résistance / Alain Guérin

En réponse à -4 -3 -2
-1La Résistance n’a pas appelé à sauver les Juif, sur la 2e partie du docu-fiction : de René CLAUDE

Propagande et persécutions - La Résistance et le problème juif de Laurent Laloup le mardi 01 juillet 2008 à 10h21

Vient de paraître "Propagande et persécutions - La Résistance et le problème juif " de Renée Poznanski.
Ça me semble très intéressant

"Mot de l'éditeur sur "Propagande et persécutions" de Renée Poznanski
Les dits - et les non-dits - de la propagande développée par la Résistance nous mènent au plus profond de l'imaginaire social de la France de l'occupation. Dans la guerre du verbe entre les Français de Londres - émissions de la BBC renforcées par la presse clandestine - et la voix officielle de Vichy, l'enjeu était de séduire une opinion qui au début avait soutenu Pétain avec ferveur.
Quant aux Juifs, ils ont subi presque tout de suite les effets d'une double persécution, l'une pilotée par Vichy, l'autre imposée par les Allemands. À la marginalisation à laquelle les procédures d'exclusion les acculèrent se superposèrent bientôt, pour beaucoup, l'internement puis la déportation vers un inconnu terrifiant. Des explications circonstanciées en même temps qu'un tapage haineux précédèrent et accompagnèrent chacune des étapes de leur calvaire. En face, la propagande de la Résistance a parfois mené et souvent esquivé la bataille sur ce front dans une guerre des mots.
Aucune étude d'ampleur ne s'était encore penchée attentivement sur la façon dont la Résistance s'est exprimée sur les persécutions antisémites en France et/ou sur le sort des Juifs déportés à l'est. Comparer les publications des organisations juives, les émissions de Londres et la presse des mouvements montre que l'ignorance invoquée (a posteriori) sur le sort promis aux Juifs n'explique rien ; c'est dans les priorités des uns ou des autres que se trouve la clé des thèmes avancés, des expressions ambiguës ou des silences obstinés. Pour la première fois est examiné ici - force citations à l'appui - ce qui a contribué à en fixer l'échelle dans les médias de l'époque - collaborateurs ou résistants, autorisés, tolérés ou clandestins, radiophoniques ou écrits. Ces choix de propagande, mis en regard des études d'opinion circulant dans les milieux résistants, jettent une lumière crue sur la place qu'occupa «le Juif» dans l'imaginaire de la société française, comme dans l'esprit des élites en lutte contre l'occupation nazie.
En cela, ce livre apporte aussi une contribution majeure à l'histoire de l'antisémitisme et à celle de la Résistance.

Professeur de science politique à l'université Ben Gourion à Beer Sheva (Israël) où elle est titulaire de la chaire Yaacov and Poria Avion d'étude de l'holocauste, Renée Poznanski a édité le Journal de Jacques Biélinky (1992) et est l'auteur des Juifs en France pendant la Seconde Guerre mondiale («Pluriel», 2005).

Extrait du livre :
«Les mots peuvent être comme de minuscules doses d'arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu'après quelque temps l'effet toxique se fait sentir.»

Dans l'étude que nous livre Victor Klemperer sur la Lingua tertii imperii, la langue des nazis, où les mots nouveaux sont moins nombreux que les retournements de sens et les valeurs nouvelles qui s'attachent à leur emploi ou déterminent la fréquence de leur martèlement, on suit les effets d'un empoisonnement graduel, celui d'une société tout entière, qui n'épargne pas même les esprits qu'on aurait crus les mieux protégés.
Les maîtres de la propagande nazie ont tiré un parti démoniaque de cette puissance perverse que peut avoir le mot. Mais les mots ne sont jamais innocents, loin de là. Et de ce fait, toute propagande véhicule bien plus que le message simple et tranché sur lequel elle prétend s'articuler. Elle ne se contente pas d'affirmer ; par le choix des termes qu'elle privilégie, elle se complaît dans l'implicite ; elle use et abuse de rapprochements prétendument candides et ses silences ne sont pas moins éloquents que les slogans auxquels elle se rallie. Pour promouvoir un message prioritaire, elle multiplie les signes de connivence avec le public auquel elle s'adresse. Ce faisant, elle révèle ou crée les bases d'une complicité qui favorisera la réception des idées étrangères au consensus du moment. Si l'étude d'une propagande politique permet de dessiner le profil spécifique d'un mouvement, elle contribue aussi à repérer les codes culturels de l'ensemble d'une société. Elle n'est pas moins révélatrice à cet égard que l'ensemble des productions scientifiques ou directement perçues comme culturelles que l'on sollicite traditionnellement pour cerner les marges diffuses d'une pensée, d'une idée ou d'un stéréotype et qu'elle complète utilement.
Les mots et les silences de la propagande menée par la Résistance française, comme ceux de toute autre propagande politique, nous mènent donc au plus profond de l'imaginaire social français. Dans la guerre des mots qui se déclencha dès l'armistice de juin 1940 entre les Français de Londres - grâce aux émissions de la BBC, renforcées bientôt par une presse clandestine qui ira se développant sur le territoire français - et la voix officielle de la France, celle de Vichy, l'enjeu était de taille. Il s'agissait de séduire les Français, cette opinion qui soutenait alors avec ferveur le maréchal Pétain. D'un côté on souhaitait la rallier à la politique menée par le gouvernement du nouvel État français (Révolution nationale et collaboration avec les Allemands) et de l'autre la ramener dans le droit chemin du soutien aux Alliés. Cette guerre des mots se déroulait sur plusieurs fronts. Les résistants en choisissaient certains, d'autres leur étaient imposés par l'action et la propagande adverses et/ou ennemies. Le «front juif» relevait de cette dernière catégorie.

"


Cordialement
Laurent

*** / ***

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1 Encore un titre sur ma liste. de René CLAUDE 01 juil. 2008 10h59

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