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Bataille dans le ciel d'Allemagne / Jean-Yves LORANT et Richard GOYAT

En réponse à -6 -5 -4 -3 -2
-1appellation à géométrie variable? de arcole

Tant qu’à vouloir couper les cheveux en quatre... de olivierH le mardi 24 juin 2008 à 23h29

Par ailleurs en 1914-1918, les Allemands ont été trés vite équipés de DEUX mitrailleuses, alors que nos as n'en avaient qu'une. Encore était elle surélevée, sur le plan supérieur, pour éviter de tirer dans l'hélice.

Affirmer que nos As n’en avaient qu’une (de mitrailleuse), me semble pour le moins cavalier puisque si l’on se réfère au site internet de M. Albin Denis on peut y voir la reproduction d’une photographie sur laquelle figure Alfred Heurtaux, AS français aux 21 victoires homologuées, installé dans un Nieuport 16 équipé de… DEUX mitrailleuses Lewis dont une… de capot (tirant donc à travers l'hélice).




Conclusion ?
Au moins l’un de nos As a disposé de deux mitrailleuses sur son appareil, dont une permettait même le tir à travers l’hélice, ce qui rend pour le moins bancal votre affirmation initiale (pour ce qui est de nos autres As, potentiellement équipés de la sorte, je vous laisse le soin de chercher).


Par ailleurs, ce cliché étant daté du 15 juillet 1916 (ce qui, à 15/20 jours près, nous met à moins de deux ans du début du conflit) vous jugerez peut-être cette installation tardive par rapport à celle des allemands (encore que vous n’avez pas pris la peine de nous préciser la date à laquelle ces derniers sont supposés avoir procéder à ce type d’installation sur leurs propres avions), mais cette date du 15 juillet 1916 nous met également à presque 2 ans et 4 mois de la résolution du conflit, ce qui, vous en conviendrez, n’en fait pas non plus une installation extraordinairement tardive par rapport à « ceux d’en face ».




Pour tirer, le pilote devait lâcher le manche, et se mettre debout!

« Dans la version monoplace (du Nieuport X B en l'occurence), l’armement consiste généralement en une mitrailleuse Lewis de 7,7 mm montée sur le plan supérieur dans l’axe de l’avion et commandée par le pilote à l’aide d’un câble. L’arme se bascule vers l’arrière pour permettre au pilote de changer le chargeur de 47 cartouches ou de désenrayer en cas de problème. Ainsi, sans bénéficier du tir au travers de l’hélice, le pilote peut viser avec son appareil et commander le tir ».

Klaeylé, B. & Osché, P. (1998), Guynemer, les Avions d’un As. Boulogne-sur-Mer. Lela Presse, 2-9509485-6-1.

Bien que l’auteur ne l’écrive pas noir sur blanc, ce système permettait au pilote d’actionner la détente de sa mitrailleuse par l’intermédiaire dudit câble, tout en restant assis avec le manche bien en main.

A sa décharge, précisons que son texte est illustré d’une photo (que je ne reproduis pas ici par respect pour les droits du propriétaire de ce cliché) mais qui est on ne peut plus explicite, puisque l’on y voit très bien le câble reliant la mitrailleuse (positionnée sur l’aile supérieure) à l’habitacle où Guynemer est en position assise.

J’ajoute que ce système n’était pas propre au Nieuport X, ni à Guynemer, puisqu’il se retrouve sur divers avions français.
On peut d’ailleurs discerner le câble en question sur plusieurs des clichés d’époques qui ont été reproduits sur le site de M. Albin Denis, où encore sur cette autre photographie (qui me semble bien être, pour le coup, le Nieuport 11 N836 de Guynemer cette fois) :


Conclusion ?
Pour ouvrir le feu, les pilotes français n’avaient nul besoin de lâcher le manche et de se mettre debout !

En revanche, j’admets volontiers qu’il leur fallait lâcher le manche et (éventuellement) se mettre debout pour réapprovisionner leur arme.

Ceci étant dit, vous reconnaîtrez à votre tour, cher arcole, que ce n’était pas là le sens initial de votre affirmation erronée...




Il est vrai que Roland Garros a pu utiliser l'un des premiers avions équipés d'une mitrailleuse de capot SYNCHRONISEE, tirant à travers le cercle de rotation de l'hélice.

« Le système Garros de tir à travers l’hélice consiste en deux coins en acier fixés aux pales. Ils comportent une gouttière qui dévie les balles frappant l’hélice et évite les ricochets. Ce système frustre a été mis au point par Rolland Garros et son mécanicien Jules Hue en mars 1915 devant la difficulté d’obtenir un système fiable d’interruption avec les mitrailleuses françaises d’alors ».

Klaeylé, B. & Osché, P. (1998), Guynemer, les Avions d’un As. Boulogne-sur-Mer. Lela Presse, 2-9509485-6-1.

Pour simplifier, un système de synchronisation permet à la mitrailleuse de tirer, sans toucher les pales de l'hélice, ce par le biais d’un mécanisme qui suspend le tir lorsque la pale passe dans l’axe du canon de l’arme. Ce qui évite ainsi de « cisailler » sa propre hélice en plein vol...

Or ce n’était pas le cas ici de Garros qui, faute d’avoir pu bénéficier d’un système suffisamment fiable pour bloquer le tir au moment du passage de la pale devant le canon de sa mitrailleuse, a dû avoir recours à un expédiant.
En l’occurrence, « blinder » ses pales afin que les balles qui seraient immanquablement amenées à les heurter soient, d’une part, déviées, et, d’autre part, ne causent pas de dommage irrémédiable à son hélice.

Garros n’a donc absolument pas utilisé une mitrailleuse de capot synchronisée, contrairement à ce qu’affirme arcole.

En outre (et de mémoire), lorsqu’un tel système fiabilisé a fait son apparition dans le camp français, il me semble bien que Garros était toujours prisonnier des allemands.




Quant au moteur canon de Guynemer, c'était un prototype, et ses résultats ont été si peu probants (...)

Résultats si peu probant en effet, que sur la même période d’emploi, Guynemer remporte 5 victoires à bord de son Spad XII S 382 (son Spad canon donc) contre... une seule à bord de son Spad XIII S 504 !

Soit :

27 juillet 1917, 1 Albatross (avion abattu confirmé)
28 juillet 1917, 1 DFW (avion abattu confirmé)
17 août 1917, doublé : 1 Albatross, 1 DFW (avions abattus confirmés)
18 août 1917, 1 biplace (tombé au-delà des lignes ennemies, considéré abattu douteux)

contre :

20 août 1917, 1 DFW (avion abattu confirmé)

Signalons au passage qu’à la date du 20 août 1917, date où Guynemer remporte sa seule et unique victoire sur Spad bi-mitrailleuse, son Spad canon était indisponible, suite aux dommages reçus lors du combat du 18 août précédent... ce qui ne devait plus guère lui laisser de liberté quant au choix de sa monture !


Résultats si peu probant encore, que dans un courrier en date du 19 juillet 1917, adressé par Guynemer à l’ingénieur André Herbemont (qui remplace désormais Louis Béchereau au poste de directeur technique de la maison Blériot SPAD), l’As écrit en guise de Post-Scriptum :
« Activez la série des « Pétadoux » ! (Pétadoux étant le surnom que Guynemer a attribué à son Spad canon)

Source ?
Klaeylé, B. & Osché, P. (1998), Guynemer, les Avions d’un As. Boulogne-sur-Mer. Lela Presse, 2-9509485-6-1.


Conclusion ?
Tandis qu’arcole nous affirme que les résultats du Spad canon étaient peu probant, voilà que Guynemer lui même le contredit, pressant son interlocuteur de produire Pétadoux en série !

Pour le coup, vous admettrez volontier, cher arcole, que, me basant sur votre sacro-saint « il y était, lui ! il sait de quoi il parle, lui ! il a étudié le problème, lui ! il a laissé un témoignage écrit, lui ! », je considère ce courrier de Guynemer comme plus crédible que votre assertion gratuite.




que l'as a toujours préféré son Spad XIII armé de mitrailleuses.

A propos du Spad 13 S 504 bi-mitrailleuse, le même ouvrage toujours, nous apprends que « Guynemer commence à l’utiliser comme appareil de remplacement du Spad-canon, vraisemblablement fin juillet, début août 1917 ».

Or, curieusement, alors que selon vous Guynemer a toujours préféré son bi-mitrailleuse qui, au mieux, lui est accessible fin juillet, le voilà qui opte, pour aller au combat les 27 et 28 juillet 1917, pour un appareil aux résultats peu probants, son Spad canon !?

Et si l’on admet qu’au pire, il ne commence à employer son Spad bi-mitrailleuse que début août, re-belote ! Le voilà qui choisit de partir au combat les 17 et 18 août à bord de son Spad canon !?

Curieux choix que d’opter systématiquement pour l’appareil qui n’est pas votre préféré pour aller au combat ; combat où l’on risque sa vie à tout moment !

Etonnant par ailleurs de lire que « Guynemer se rend à Buc le 24 (août) afin de suivre l’avancement des réparations de son Spad-canon. Il s’impatiente des lenteurs de l’usine », que « Guynemer passe les premiers jours de Septembre à Buc à surveiller la révision du S 382 aux usines Spad » et que, de retour au front le 5 septembre, il « vole probablement sur son Spad 13 encore peu utilisé »

Que d’attention de sa part pour un appareil qui n’a pas sa préférence !
Et quel dédain(!?) pour le second...

Conclusion ?
Vos assertions ne seraient-elles pas en complète contradiction avec la réalité des faits ?

*** / ***

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1 si vous voulez... de arcole 25 juin 2008 14h17
2 ce n'est pas ce que je veux qui compte de olivierH 26 juin 2008 22h17

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