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1900 / 2000 : un siècle de guerre terrestre : analyse, documents et témoignages
 
 
 
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Ligne de Front / Y. Kadari, V. Bernard (et alii)

 

Ligne de front n° 9 de Francis Deleu le mercredi 27 février 2008 à 23h29

AU SOMMAIRE :

JUNO BEACH - Les Canadiens en Normandie
Dès le mois de juillet 1943, la 3rd Canadian Infantry Division est choisie pour participer au prochain débarquement en Normandie; des Canadiens de la 2nd Infantry Division ont été les premiers à reprendre pied sur le continent européen lors du raid désastreux de Dieppe le 19 août 1942 (Opération « Jubilee »), il n’est que justice que leurs compatriotes y reviennent avec de meilleures chances de succès.
par Ludovic Fortin
TROISIÈME FRONT - L’incroyable rétablissement allemande en Italie centrale
La guerre sur deux fronts avait été le cauchemar des stratèges allemands du XIXe siècle au point d’être considérée comme le gage d’une irrémédiable défaite. La Première Guerre mondiale avait démontré le bien-fondé de cette crainte : en échouant à abattre l’un de ses adversaires continentaux, le IIIe Reich allait s’enliser dans une guerre interminable sur plusieurs fronts. Le soudain effondrement russe de 1917-1918 s’était révélé trop tardif pour contrebalancer l’entrée en guerre de l’Amérique. En 1943-1944, la situation stratégique du Reich hitlérien et de ses alliés est plus incertaine encore ! La Wehrmacht aura en réalité à se garder puis à combattre sur trois fronts et même quatre si, suivant en cela le jugement du ministre de l’armement Albert Speer, l’on considère les énormes moyens mis en oeuvre pour tenter de contrer la campagne de bombardements stratégiques anglo-américains comme un front militaire à part entière. Dans cette dispersion des moyens rendue inévitable en grande partie à cause des initiatives de l’Axe réside d’ailleurs indéniablement la faillite totale de la haute stratégie allemande au cours de la guerre. Première armée du monde en termes de capacités opérationnelles au milieu de la guerre, la Wehrmacht, secondée d’alliés de moins en moins fiables et nombreux, n’a ni à l’Ouest, ni à l’Est, ni en Méditerranée obtenu de succès total et définitif. Elle en est réduite à une dispersion tous azimuts l’affaiblissant partout et l’obligeant à user d’expédients.
par Vincent Bernard
INDOCHINE 1953 -Embuscade sur la "Route des Forêts"
Un cas tactique d’attaque de colonne en moyenne région tonkinoise
Durant l’été 1953, le général Navarre, nouveau commandant en chef en Indochine depuis le mois de mai, décide de lancer une série d’actions préventives dans le courant de l’automne dans le but de désorganiser les préparatifs de la prochaine campagne d’envergure du Viêtminh au Tonkin et dans le Nord Laos. À la fin du mois d’août, un certain nombre d’indices ont permis aux services de renseignements français d’établir que le corps de bataille du général Giap se préparait à lancer une opération majeure contre le delta du fleuve Rouge, visant à attaquer celui-ci à la fois par le Nord et par le Sud. Il apparaît de manière certaine que c’est depuis le Sud que débutera l’offensive, avec l’aide de la division 320. Navarre, dont la stratégie provisoire consiste à gagner du temps en attendant de pouvoir se renforcer, décide de parer à l’avance le coup en allant à la rencontre de la division viêt-minh sur son propre terrain, dans la région de moyenne altitude située à la frontière avec le Nord Annam, au Sud de Ninh Binh. C’est ainsi que l’opération « Mouette », confiée au général Gilles, est lancée le 15 octobre 1953 contre la division 320, au moment même où celle-ci doit commencer son infiltration en direction de la partie méridionale du delta.
par Christophe Dutrône
OPERATION « INFATUATE » - Le combat des commandos français dans la bataille du Scheldt
« Le plan de dégagement d’Anvers se décompose en trois parties.
Premièrement : sceller l’Isthme contrôlant l’accès au Sud-Beveland et dégager « l’île » au Sud de Scheldt.
Deuxièmement : dégager le Sud-Beveland en progressant le long de l’Isthme en conjonction avec un assaut lancé depuis le Sud à travers l’estuaire.
Troisièmement : nettoyer Walcheren par une attaque concentrique venant de l’Ouest, du Sud et de l’Est. Ceci implique un nouveau franchissement de l’estuaire ainsi qu’un assaut amphibie à partir de l’un des ports de la Manche. Les défenses fixes lourdes établies à Walcheren doivent être neutralisées en bombardant les digues et en inondant l’île. »
Notes on operations of the 21st Army Group - British Army of the Rhine, septembre 1945.
par Stéphane Delogu
BIRMANIE - Le front oublié
« Nous avons pris une sévère correction. Nous avons été chassés de Birmanie. C’est terriblement humiliant. Nous aurons à découvrir ce qui a bien pu se produire, à revenir et à reprendre ce pays ! » Général Joseph Stilwell, US Army, mai 1942.
par Raphael Schneider et Vincent Bernard

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