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La description du livre

l'appel du 18 juin 1940 / François Delpla

 

selon R-L. Bruckberger : de Laurent Laloup le mardi 30 novembre 2004 à 18h08

« A l’heure où les ombres s’allongent » , autobiographie du Père Bruckerger, pour la période de 58 à 87, ne pouvait pas vraiment faire l’objet d’une contribution, mais ce passage mérite d’être partagé avec vous.


« De Gaulle n'est pas un maniaque, c'est le contraire d'un mégalomane, d'un fou. Essentiellement, il est un stratège: ce qui est le plus remarquable, dans son appel de juin 1940, c'est qu'il n'invoque que la froide et rationnelle analyse stratégique. À aucun moment il ne s'adresse à l'honneur des Français - lui qui en avait un sens si aigu. Aucune allusion non plus à la parole donnée par la France au Royaume-Uni. On a le sentiment que, par-delà tous les soldats et marins français, tous, auxquels il s'adresse directement, De Gaulle parle surtout et peut-être uniquement aux quatre ou cinq chefs militaires qui détiennent encore les lambeaux de notre puissance guerrière: notre flotte intacte et armée, nos immenses territoires coloniaux. Et que dit De Gaulle à ces chefs de guerre? Il ne leur dit pas: « En ne continuant pas le combat, vous vous déshonorez!» Il leur dit: «Prenez garde de ne pas miser sur le mauvais cheval. Analysez correctement la situation. Il est clair qu'à la fin des fins, l'Allemagne sera vaincue. » «La France a perdu une bataille! La France n'a pas perdu la guerre! Cette guerre est une guerre mondiale! Dans l'univers libre, des forces immenses n'ont pas encore donné. Un jour, ces forces écraseront l'ennemi. Il faut, ce jour-là, que la France soit présente à la victoire! Tel est mon but, mon seul but! »
L'homme qui a fait l'appel du 18 juin n'est pas tellement l'homme d'une idée, que l'homme d'un raisonnement stratégique, dont au fil des mois, les faits viendront confirmer la justesse. Telle est sa grandeur et sa solitude puisqu'à ce moment-là, il est seul à tenir ce langage, à faire ce raisonnement. Au fur et à mesure que se déroulera la guerre, point après point, les faits lui donneront raison. D'où la rage qui ira s'accroissant d'un Weygand, d'un Darlan, d'un Boisson, d'un Laborde, d'un Noguès contre De Gaulle: dès le départ il leur avait démontré qu'ils étaient des imbéciles, des incapables, et que leurs galons n'y changeaient rien. Stratégiquement, lui seul s'était montré à la hauteur de la situation, l'avait analysée correctement. Ce sont là choses qui ne se pardonnent pas au sein d'une confrérie. »


Bonne lecture !

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